Au mieux 5 à 10% de contraintes en moins sur L5-S1 avec un exosquelette


On est loin des vêtements correcteurs dont les pubs remplissent Facebook soit disant pour avoir moins mal (sans aucune preuve à ce jour, soit dit en passant).

Là c’est une boite fabricant des exo-squelettes qui a analysé dans une étude en accès libre l’intérêt pour un lombalgique de porter ce type d’attelle passive.

Notez qu’elle prend aussi appui sur la face antérieure des cuisses, ce qui paraît nécessaire pour avoir un effet biomécanique.

Comme ils fabriquent des exo-squelettes pour les militaires et les personnes travaillant dans des postes à fortes contraintes physiques, on se dit qu’ils doivent maîtriser un peu plus le problème que les pin-pins qui tentent de nous vendre des tenues de plage améliorées.

C’est pas pour autant que celà supprime les contraintes, mais il a été démontré que les exosquelettes pourraient réduire l’activité musculaire des spinaux de 10% à 40%.

file-7-1-1024x768
Photos provenant de leur site

Cela varie évidemment en fonction du type de flexion, de la charge et de sa distance par rapport au sujet.

Deux types d’appareils (LOW et HIGH), qui génèrent des moments de soutien maximaux respectivement à des angles de flexion grands et modérés, ont été testés lors de levés d’une charge de 10 kg à partir d’une hauteur correspondant au genou, à la cheville, la charge étant proche ou éloignée. 

Les auteurs ont conclu que les deux types d’exosquelettes testés ici ont réduit la force de compression maximale en L5-S1 d’environ 5 à 10% lors des levés à distance à la fois à hauteur du genou et de la cheville. 

Les sujets ont ajusté leur style de levage lorsqu’ils portaient l’appareil  en réduisant de 17% la vitesse angulaire maximale du tronc et en augmentant la flexion lombaire de 5, en particulier lorsqu’il s’agissait de levés proches du sol. 

Les auteurs concluent que l’exosquelette a un effet mineur et variable sur la force de compression maximale L5-S1 avec seulement des différences significatives dans les levés distants.


Mais après tout 10% de contraintes en moins, ça suffit peut être pour éviter quelques troubles musculo-squelettiques ?


L’ami Franck Courtais m’avait fait passé il y a quelques années l’adresse du site web vendant le compensateur dorsal aux vignerons.

Basé sur le même principe, il était peut être un peu moins facile à porter dans les diners en ville 🙂 mais l’idée était là : le contre-appui sur les cuisses, ça change tout.

JL2MARS2007236


Référence bibliographique

hollandeAxel S. Koopman, Idsart Kingma, Michiel P. de Looze, Jaap H. van Dieën. Effects of a passive back exoskeleton on the mechanical loading of the low-back during symmetric lifting. Journal of Biomechanics 102 (2020) 109486 

(Article en accès libre en avril 2020) 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s