Tester le multifide à l’échographie sous excito-moteurs


 

Les multifides ajustent les gonds de la porte pendant que les spinaux superficiels tirent sur la poignée pour éviter que la porte ne frotte sur le sol. Reste à définir le moyen de bien évaluer le multifide, cliniquement. 

Selon le résumé de cette étude, la mesure de la force des multifides ne permettrait pas de différentier les non-lombalgiques des lombalgiques présentant un déficit du contrôle moteur, a contrario de l’évaluation échographique.

Cela peut paraître paradoxal quand pendant des années, il a été avancé preuves à l’appui que les lombalgiques tenait moins bien la charge que les non-lombalgiques, mais :

  1. Il s’agissait de mesures d’endurance et non de force
  2. Ce n’est pas le multifide qui assume l’intensité de la résistance demandée
  3. Mesurer la force avec un dynamomètre, ce n’est peut être pas assez précis

Les mêmes auteurs ont publié sur le sujet deux années plus tôt; on va rester sur l’évaluation échographique apparemment…

Objectif  de l’étude : 

Déterminer les déficits d’activation du muscle multifidus lombaire (LM) chez les personnes présentant une altération du contrôle lombo-pelvien (iLPC) en se basant sur l’échographie musculo-squelettique (MSKUS) en conjonction avec une approche de stimulation électrique, et la corrélation entre la force d’extension du dos et l’activation du LM.

Conception : 

Une étude transversale.

Cadre de l’étude : 

Un laboratoire universitaire.

Participants : 

Cinquante participants (25 iLPC et 25 NoLBP) ont été recrutés dans la clinique de physiothérapie de l’université et dans les environs.

Principales mesures des résultats : 

Le MSKUS a été utilisé pour mesurer l’épaisseur du LM au repos, à la contraction isométrique volontaire maximale (MVIC) et à la stimulation électrique combinée à la MVIC, tandis qu’un dynamomètre manuel a été utilisé pour enregistrer la force pendant la MVIC et la stimulation électrique combinée à la MVIC. Ces données ont été utilisées pour calculer l’activation du LM (LMACT) et le pourcentage de génération de force (ForceGEN).

Résultats : 

Le groupe iLPC présentait une LMACT significativement plus faible (17%) que le groupe NoLBP (P<0,05). Aucune différence significative n’a été observée dans la ForceGEN entre les groupes NoLBP et iLPC (P>0.05). Aucune corrélation significative n’a été observée entre LMACT et ForceGEN (P>0,05).

Conclusion : 

Les résultats soutiennent l’utilité de déterminer les déficits d’activation du LM. Une plus faible activation du LM dans le groupe iLPC suggère que les personnes atteintes d’iLPC sont incapables de recruter pleinement les unités motrices disponibles dans le LM. 

Les mesures de génération de force peuvent ne pas être une approche appropriée pour déterminer de tels déficits dans le LM.

Commentaire 

Note réalisée à partir du seul résumé. Je sais, je sais, c’est pas bien, mais quand on est accro à une série, qu’est-ce qu’on ferait pas pour avoir un indice sur la fin de l’histoire…. 


Références bibliographiques 

Panakorn Sungnak, Sranya Songjaroen, Warin Krityakiarana, Hsing-Kuo Wang, Jim Richards, Peemongkon Wattananon.  Individuals with impaired lumbopelvic control demonstrate lumbar multifidus muscle activation deficit using ultrasound imaging in conjunction with electrical stimulation: A cross-sectional study. Arch Phys Med Rehabil. 2022 Mar 9;S0003-9993(22)00266-0. doi: 10.1016/j.apmr.2022.02.010. 

Photo de Jonathan Petersson sur Pexels.com

 

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